HELL’S KITCHEN / DRESS TO DIG
”Racines
rurales, rock indus urbain et transe tribale ; le nouveau blues des
Cuisiniers du Diable mixé par un ex Kat Onoma est arrivé… ! Hell’s Kitchen est un groupe helvète surréaliste qui mixe le blues avec des influences post-industrielles. Bernard
Monney (chant & guitare), Cédric Taillefer (percuterie - c’est le
forgeron-chaudronnier du groupe) et Christophe Ryser (contrebasse)
n’hésitent pas à mixer leurs instruments de base en tapant sur des
conduits de ventilation, en malaxant des pâtes alimentaires et en
lâchant des objets qui s’écrasent au sol. Les couvercles de poubelle, le
washboard, les tambours de machine à laver font partie également de
leurs instruments habituels. Le tout est généralement ponctué de coups
de talon, de cris et de hululements. Ils apportent au blues
d’outre-atlantique leur contribution européenne sans le complexe
habituel du non-americain. Le blues appartient à tout le monde
aujourd’hui, comme le reggae ou la bossa nova, le judo ou le yoga. C’est
normal qu’il évolue avec l’époque, les nouveaux pays qui se
l’approprient et le vécu et la culture de ceux qui la jouent. Nous
sommes là loin des voix policées et des guitar heroes mais plutôt dans
un monde de jeunes musiciens en laboratoire débordant d’inventivité et
de vitalité. Ils ramènent le blues, qui s’égare souvent ces jours-ci
dans la FM et les redites, à son énergie primitive et lui redonnent un
côté tribal, lancinant, hypnotique. Leur blues dépasse
largement le cadre traditionnel du genre et des musiciens d’univers très
différents se sont intéressés à eux. Tété, par exemple, apprécie le
groupe et ils ont déjà joué ensemble sur scène. Il y a eu aussi un
projet de collaboration avec Bashung pour travailler sur les
arrangements de son futur album « Bleu Pétrole ». Rodolphe Burger enfin
(ex Kat Onoma) qui a produit (entre autres) le dernier album d’Higelin, a
collaboré à « Dress to Dig » : Il l’a mixé et a enregistré quelques
guitares et quelques parties vocales. Hell’s Kitchen a déjà
sillonné l’Europe (Russie, Angleterre, Italie, Portugal…), a été invité
par nombre de festivals importants (Les Eurockéennes, Paléo…) et on leur
a proposé deux fois le Deep Blues Festival près de Minneapolis, le top
des festivals neo-trash blues américain. Il semble donc qu’ils n’ont pas
fini de prêcher la bonne parole à travers le monde. Entre échos nostalgiques et fulgurance contemporaines Hell’s Kitchen continue de tracer sa voie, celle de l’innovation… !
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